Seconde journée magnifique !
Nous arrivons au bord du village après une heure de marche. Les enfants et les parents sont en train de remplir les crevasses dans les chemins, car l'eau, tombée cette nuit à creuser fortement la terre.
A notre arrivée à l'école, le terrain est vide. Un des animateurs, Albert, nous explique que les enfants travaillent les champs et les routes aujourd'hui, car demain, c'est le grand marché de Dschang et toutes les familles partent vendre leurs récoltes. Il nous propose une journée bambou, et nous partons chercher le bambou au marigaud. Après 1/2 heure de marche, nous nous donnons à coeur joie pour couper les branches. Les machettes, c'est notre truc.
Sur la route du retour nous nous arretons, et nous essayons de labourer les champs avec la houe, mais ils le font bien mieux que nous et nous donnons notre courage ! Nous continuons pour visiter la fabrication du vin de palme. Mystérieux tout de même !
Nous revenons à l'école, et c'est parti pour 4 heures de bambou !
Marie nous fait deux superbes paravents et un cageot, Mathieu un pick-up, Aurélien un plafond artisanal, Clem un panier, et moi un cageot, un tabouret, et un toit traditionnel avec les feuilles de bambou. La fin de journée est proche est nous devons partir. Nous nous retrouvons les bras chargés de canne à sucre cette fois ! Et nous nous régalons à dévarer ces batons ! Nous arrivons à Tockem dans le noir. Les pannes d'électricité sont courantes et nous jouons à la belotte à la bougie, tout comme Jeannette qui nous prépare un bon repas. La panne est si longue que je prends ma douche froide avec une lampe de poche. Je m'éclate ! 1h30 après, la lumière revient accompagnée de Nadine, la fille de Jeannette, qui vient coiffer Aurélien, alias "la coupe de Sean Paul".
Après le repas, nous discutons avec Germain des critères d'attirance homme/femme.
Pour eux, une femme doit être dodue et poilue, c'est le top ! Nous avouons être choqués !
De plus, l'homme doit payer une dote à la famille de la femme si il veut se marier. En contre partie, la femme doit pouvoir lui donner des enfants pour pereniser les noms de famille, sans quoi, l'homme peut prendre une maitresse en plus des autres femmes car ici la polygamie est autorisée. Nous n'en revenons pas, mais nous respectons, c'est une autre culture !
Cette discussion détend l'atmosphère, et ce n'est pas plus mal !
Au dodo ! A demain !